Les chiffres Dépt. de l'Hérault



Chômage :
15,2 % en Languedoc-Roussillon pour l'année 1999, soit -0,8 %

Selon la Direction régionale du travail, de l'emploi et de la formation continue, le Languedoc-Roussillon compte 150 176 demandeurs d'emploi à durée indéterminée et à temps plein, fin 1999. Sur un an, le chômage ainsi mesuré recule de 6,7 % dans la région, pendant qu'au niveau national, la baisse est de 11,7 %. L'écart se creuse donc à nouveau entre notre région et la moyenne nationale. Le chômage diminue globalement deux fois et demie plus vite que l'an dernierÉ Comme en 1998, il continue de décroître en 1999 mais le rythme de cette diminution s'est accentué. En 1998, les jeunes et les adultes de moins de 50 ans avaient été les premiers bénéficiaires de l'amélioration de la situation du marché du travail régional. En 1999, les jeunes de moins de 25 ans bénéficient toujours de la reprise des embauches, mais contrairement à l'année dernière, ce sont plus souvent les jeunes femmes qui retrouvent le chemin de l'emploi. Le retour à l'emploi des chômeurs de 50 ans ou plus reste très limité. Ainsi que celui des chômeurs de très longue durée. Le Languedoc-Roussillon est encore aujourd'hui la région française dont le marché du travail est le plus dégradé, précédant le Nord-Pas-de-Calais et la Provence-Alpes-Côte d'Azur avec respectivement 14,6 % et 14,1 %. L'Hérault est la lanterne rouge des départements français, hors DOM, avec 16,6 % de sa population active au chômage.





Economie régionale :
retour à une croissance forte en 99

L'année 1999 restera dans les mémoires comme un excellent millésime pour l'économie française. Au second semestre, le pays renoue avec un rythme de croissance élevé qui donne au bilan annuel des allures de record. La consommation des ménages et l'investissement en logement, puis la reprise de l'activité industrielle au printemps ont été les principaux moteurs de l'activité économique française en 1999. Ces tendances se vérifient en Languedoc-Roussillon, avec cependant un bémol pour l'industrie régionale dont la reprise fut plus tardive, après le passage à vide du début d'année. Au niveau régional, la consommation et l'investissement en logements des ménages ont été très soutenus en 1999 ; la progression du revenu disponible, la maîtrise de l'inflation et l'amélioration sur le front de l'emploi expliquent ce dynamisme. Ainsi, les ventes d'automobiles et celles de biens d'équipements et d'entretien du foyer ont flambé. Par ailleurs, la demande immobilière, dopée par des mesures fiscales en faveur du logement, a entraîné l'activité du secteur de la construction vers des sommets rarement atteints. Elle a été confortée, qui plus est, par une demande accrue de travaux publics émanant des collectivités locales.





Emploi :
Croissance régionale soutenue en 1999

Selon les chiffres de l'Insee, la barre des 400 000 emplois a été franchie en 1999. Ceci représente + 47 % par rapport au meilleur taux enregistré sur la dernière décennie. Une croissance soutenue du fait des secteurs de la construction et du tertiaire avec respectivement + 5,6 % et + 4,7 %. Tous les départements de la région sont concernés à l'exception de la Lozère qui connaît un net ralentissement de sa croissance. Il reste à noter que l'intérim a joué un rôle majeur dans cette croissance avec + 22,5 % de salariés en mission par rapport à 1998, contribuant pour 11,7 % à la progression de l'emploi enregistrée en 1999.



Bilan de la saison touristique 2000 : Une fréquentation en hausse par rapport à 1999

Selon le Comité Régional du Tourisme du Languedoc-Roussillon et la Délégation Régionale au Tourisme, 86% des entreprises interrogées déclarent avoir eu une activité égale ou supérieure à celle de l'année précédente durant la même période. 48 % d'entre elles déclarent une hausse, 38 % une stabilité et 14 % constatent une baisse. Les résultats sont encourageants pour l'ensemble du territoire régional. La campagne, mais surtout la montagne, ont bouclé une saison estivale très correcte. Le littoral a réalisé une bonne saison touristique et les zones urbaines enregistrent, quant à elles, une meilleure fréquentation qu'à l'accoutumée. La clientèle étrangère, toutes nationalités confondues, continue de croître de manière impressionnante. On note que les pays de l'Est ont été très présents, attirés par les prix d'avant saison plus conformes à leur pouvoir d'achat. La clientèle française, quant à elle, est certainement la bonne surprise du mois d'août avec une très forte présence. La région a certainement bénéficié du double avantage : du retour du beau temps ainsi que du léger report de la clientèle de l'Atlantique. C'est au total 20 % de nouveaux venus contre 80 % de clientèle fidèle. Tous les hébergements sans exception semblent avoir réalisé une bonne saison estivale 2000, d'un niveau supérieur à celui de l'année dernière.